« La Bagdad de l’Inde ». C’est ainsi que l’on nommait Bhopal, ville de six cent mille habitants, un des fleurons du patrimoine culturel indien. Entourée de paysans pauvres, réduits à la misère par les insectes qui ravageaient leurs maigres récoltes, elle devait voir son salut dans la construction d’une usine de pesticides. Mais ce rêve la mena à la pire catastrophe industrielle de l’histoire. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, un nuage toxique s’échappa de l’usine, laissant entre seize et trente mille morts, et cinq cent mille blessés. Depuis quelques années déjà, certains prédisaient le pire en voyant que les systèmes de sécurité de l’usine américaine ne fonctionnaient plus, pour des raisons budgétaires. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes souffrent toujours de la catastrophe. Et les responsables n’ont toujours pas été inquiétés. Forts de leur connaissance de l’Inde et de leur générosité, Dominique Lapierre et Javier Moro ont enquêté pendant trois ans sur les lieux de la tragédie. Ils se sont intéressés aux hommes, aux femmes et aux enfants, Indiens et Occidentaux, qui ont participé à l’aventure de l’usine. Les témoignages recueillis forment un livre vrai et bouleversant, profondément humain. Une partie de ses droits d’auteur financera des actions humanitaires à Bhopal.
1965 : rien ne prédisposait Sonia Maino, une étudiante italienne d’origine modeste à rencontrer Rajiv, petit-fils de Nehru et fils d’Indira Gandhi. Mais lorsque Christian von Stieglitz, leur ami commun, les présente à Cambridge, Sonia tombe aussitôt sous le charme de cet étudiant presque ordinaire, dont le seul rêve est de devenir pilote. Trois ans plus tard, malgré les réticences de son père, Sonia épouse Rajiv à New Delhi. Elle revêt pour l’occasion le sari rose tissé par Nehru en prison, celui-là même qu’avait porté Indira lors de son propre mariage. Le symbole est fort : par cette alliance, Sonia choisit d’unir son destin à celui d’une nation, qui, pour l’heure, lui est étrangère. Plus de vingt ans après, la mort tragique de Rajiv, en 1991, ne pourra défaire les liens qui se sont tissés entre Sonia et le peuple indien. Par-delà l’histoire de ce couple mémorable et passionné, Javier Moro nous offre le récit bouleversant de la métamorphose d’une femme.
Kinsom, une jeune paysanne, qui a depuis quelque temps intégré un couvent, est arrêtée, emprisonnée et torturée, parce qu’elle a osé crier “Vive le Tibet libre !” en voulant défendre un vieil homme agressé par les Chinois. Elle passe trois ans dans la terrible prison tibétaine de Gutsa où elle fait la connaissance de Yandol, une autre jeune nonne de quinze ans. C’est la solidarité entre les prisonnières d’une même cellule, ainsi que leur foi, qui leur permettra de survivre à l’enfer de leur détention, de leur calvaire. À sa sortie de prison, Kinsom se joint à un groupe de réfugiés composé de kampas, d’un vieillard, d’un enfant de dix ans et de Yandol, son amie retrouvée qui, comme elle, s’est déguisée en garçon. Le groupe franchit de nuit les montagnes de l’Himalaya en bravant les pires dangers : les patrouilles chinoises, le froid, la fatigue, la faim, la peur. Ce n’est qu’au terme de très nombreuses péripéties qu’ils atteignent enfin Dharamsala, où réside leur Protecteur, le Dalaï Lama. Car ce récit poignant, écrit avec une grande sensibilité, nous fait aussi revivre l’histoire du Tibet et de son chef spirituel. Javier Moro s’attache au parcours de l’actuel dalaï lama, son éducation, sa recherche d’un compromis avec les Chinois, sa visite à Pékin, sa fuite et son arrivée en Inde. Un témoignage unique sur la grandeur et le farouche esprit d’indépendance du peuple tibétain.
Un étudiant français victime d’un accident de plongée et un jeune paralysé cambodgien martyr des Khmers rouges se rencontrent dans une clinique du sud de la France. Ensemble ils décident de lancer un défi à leur infortune. Autour de leur volonté de vivre et de leur courage se tisse bientôt une fantastique chaîne d’amour.
