El Imperio Eres Tu

Marie-Thérèse Bitaine de la Fuente
El Imperio eres tu, JAVIER MORO

Enorme roman qui ouvre des aspects historiques généralement peu ou mal connus en France où traditionnellement étaient étudiées en classe les guerres d’indépendance de la Grèce, de l’Italie et même de la Pologne mais non pas les mouvements libéraux qui ont tenté de libérer le Portugal de l’absolutisme et encore moins ses rapports houleux avec le Brésil au XIXème siècle. Et cela, l’auteur le fait avec l’art consommé d’un conteur qui ne fatigue jamais son public malgré l’extraordinaire documentation et la multitude de détails qu’il donne. La lecture est si facile que le lecteur ne peut quitter ce gros livre qui se lit donc très vite et avec grand plaisir. Cela est dû en partie au le style : d’une grande élégance classique, il en a la précision, la fluidité, la légèreté. On pourrait aussi le qualifier de « cinématographique » en ce sens qu’on a la sensation de participer à l’histoire sans que ne nous soient imposées des analyses compliqués ou des descriptions assommantes. Il semble couler de source mais cette simplicité cache un vrai savoir-faire.

Mais faisons d’abord une remarque sur la polyvalence de titre, particulièrement bien trouvé car il comprend intrinsèquement la dimension sentimentale qui ne se perd à aucun moment dans le livre et lui donne sans doute cette qualité presque indispensable pour un best-seller. « L’Empire, c’est toi » pensent bien sûr toutes les grandes femmes de la vie de l’empereur Pedro Ier du Brésil : Léoplodina et Amélia. Mais lui sait très bien que l’Empire, c’est aussi sa première femme qui l’a aidé à en garder l’unité par sa participation efficace dans les moments difficiles et par sa grandeur morale : même morte elle marque encore les esprits et il lui doit que le peuple accepte son fils comme successeur. Pourtant, l’Empire démesuré élargi au Portugal de la fin du livre, il le doit aussi à sa deuxième épouse qui a su le convaincre au bon moment d’engager la reconquête et la libération de son pays natal. On peut penser que les époux se renvoient la balle et se remercient mutuellement dans ce discours direct et volontairement énigmatique qui sert de titre au roman… La structure du roman suit une progression épique puisqu’il raconte d’abord l’histoire d’un empire colonial amputé de sa « mère patrie » conquise par Napoléon et bien menacé par les poussées indépendantistes et libérales qui risquent de le faire éclater. Pedro I se bat avec audace et vigueur pour le conserver et, malgré ses erreurs, il ne le perd pas vraiment puisqu’il fait accepter son fils comme successeur. Et au moment où tout semble perdu pour l’empereur exilé en Europe, il retrouve l’énergie nécessaire pour entreprendre la reconquête du Portugal. C’est la deuxième grande étape de sa vie qui en fait un véritable héros, proche de ses soldats à la manière romantique : il est capable d’un geste suprême de noblesse puisqu’il donne l’ordre à un artilleur de ne pas tirer sur son exécrable frère qui se trouve pourtant sur une colline à portée de balle. D’ailleurs cette grande épopée historique qui déploie devant le lecteur les innombrables mouvements des armées, le détail des combats, sous-tend aussi comme en sourdine, une lutte plus personnelle, comme un fond récurrent de tragédie, celle des frères ennemis. Tout les oppose depuis l’enfance, l’un l’attachement à la mère, l’autre au père, le physique, le caractère et surtout l’idéologie puisque Pedro, généreux et sensible malgré ses emportements, se sentira toujours défenseur des idées libérales alors que Miguel, égoïste et cruel, choisit l’absolutisme et l’immobilisme de la religion. Une complexité qui, à n’en pas douter, donne de la profondeur au roman. Cette structure binaire permet de mettre en valeur les enjeux politiques de l’histoire à cette époque : pendant que l’Europe s’exaltait devant les idées libérales et égalitaires, défendues par les Byron et les Victor Hugo, les Delacroix, que les souverains se devaient d’octroyer des chartes et d’accepter des parlements, les réactionnaires pesaient de tout leur poids, terrorisés par les excès de la Révolution française et la crainte de perdre leurs privilèges. Le roman nous apprend que ces mouvements opposés avaient une tout autre envergure : non seulement ils avaient secoué l’Amérique du Nord mais au début du XIXème siècle ils agitaient aussi bien le Brésil avec « la bande Cisplatine » (…en français ???) et les gauchos d’Argentine et d’Uruguay. La problématique de l’esclavage est donc une véritable toile de fond du récit : Pedro aura toute sa vie à lutter contre les libéraux de son pays défenseurs de leur constitution mais en même temps des planteurs dépendants du commerce des esclaves ! Et cette lutte constante est soulignée par le leitmotiv de Don Quichotte qui revient dans tout le roman, donnant au personnage principal une dimension littéraire et psychologique inattendue. En effet Pedro, malgré son égoïsme débridé, ses contradictions profondes, reste cependant un être attachant à la façon de Don Quichotte dans la mesure où il est profondément généreux : il est capable de penser aux autres et se met souvent à leur service au cours de sa vie et plus encore vers la fin quand, après s’être exposé à tous les risques des combats comme un simple soldat, il traverse Porto comme le vrai Don Quichotte qu’il est devenu, sur un cheval efflanqué. Il mourra au palais de Queluz près des tableaux du « chevalier à la triste figure » qui avaient bercé son enfance.

L’auteur évite aussi la possible monotonie d’un récit linéaire par l’usage de quelques anticipations qui aiguisent l’attention du lecteur. Les récurrences, plus rares, ont pour effet d’insister sur les expériences passées des personnages ou de leurs proches ou encore d’intensifier leur nostalgie. On découvre alors la dimension poétique  de ce roman surtout dans des scènes ou des évocations saisissantes comme celles des départs ou des retours de l’exil, souvent revécues par les protagonistes en rêves éveillés, ce qui donne au texte une force visionnaire. Ce sont des effets oniriques jamais gratuits mais, comme le voulait Flaubert, toujours sollicités par l’émotion des protagonistes…

Revista HSM: El Madrid de Javier Moro

Las Fotos del encuentro con Javier Moro. 

El pasado sábado 21 de enero tuvo lugar la inauguración de la temporada 2012 de las tertulias de la Librería de Javier en la Casa Museo de Cervantes. Y para tal encuentro tuvimos nada menos que a Javier Moro, flamante ganador del Premio Planeta 2011. Este conocido autor nos habló de su novela “El imperio eres tú”, con la que se alzó con el galardón más prestigioso de las letras españolas. Javier Moro es una persona muy afable, tremendamente humana y gran conversadora. El público, que se había leído con anterioridad la obra, colaboró en la fluidez del acto con preguntas muy jugosas. Para ver más fotos aquí » 

BLOG: Las bizarrías de Belisa. Crítica, reseña y comentario literario: 

“El imperio eres tú” de Javier Moro es la primera novela que leo de este autor y después de su atenta lectura me dispongo a escribir esta reseña. Precisamente el hecho de no conocer al autor, de no haber leído ninguna novela suya anterior, me ha servido de mucha ayuda para no tener una idea preconcebida sobre él y su obra y leerla con “ojos limpios”. No puedo asegurar que esta novela haya sido la mejor de todas las que se han presentado en esta edición de los premios planetas, correspondiente al año 2011, porque para tal aseveración debería haber leído todas las presentadas, cosa que obviamente no ha ocurrido. Pero lo que sí que puedo afirmar es que esta magnífica novela es una digna ganadora de este prestigioso premio literario en lengua castellana y, en mi opinión una de las mejores novelas que han obtenido este galardón en los últimos años. Como analizaremos a continuación y con más detalle, “el imperio eres tú” es una gran novela con muchos aspectos muy meritorios, y que además resulta muy instructiva y entretenida. Es una novela que se lee con avidez y que desde el primer momento engancha al lector. LA CRITICA SIGUE AQUI »

EL COMERCIO «La escritura es un proceso de obsesión»

A Javier Moro (Madrid, 1955) le gusta contar historias reales, le gusta dramatizar las vidas de hombres y mujeres de carne y hueso. Con la de Pedro I, el primer emperador de Brasil y forjador de su independencia, ha entrado por la puerta grande en otra historia, la del Premio Planeta. El martes (19 horas) presentará en la Librería Cervantes de Oviedo ‘El imperio eres tú’.

-¿Cómo se lleva eso de ser el superventas de los Reyes Magos?

-¡Yo no soy el más vende, que tengo a Ruiz Zafón! (risas). No me quejo. Yo como autor quiero tener lectores. El objetivo de mis tres años de trabajo en solitario es que por fin lo lea gente y cuanto más mejor.

-¿Impone mucho el Planeta? -Yo creo que si me hubiera llegado a los 25 años me hubiera impuesto más. Ahora, a mi edad, se agradece, sienta muy bien. A nadie le amarga un dulce de estas características.

LA ENTREVISTA CONTINUA AQUÍ »

ABC: Javier Moro: “Mis hijos creen que su papá ha ganado una regata de libros”. ¿Qué querrá hacer los domingos uno de los escritores más viajeros y aventureros de España, un hombre que donde pone el ojo, pone la leyenda? Pues dejarse de historias y estar con sus hijos. LA ENTREVISTA CONTINUA AQUÍ »

ABC: Javier Moro: “Mis hijos creen que su papá ha ganado una regata de libros”. ¿Qué querrá hacer los domingos uno de los escritores más viajeros y aventureros de España, un hombre que donde pone el ojo, pone la leyenda? Pues dejarse de historias y estar con sus hijos. LA ENTREVISTA CONTINUA AQUÍ »

Como empecé a escribir… Lo cuento en el Vanity Fair de enero 2012

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Canal Sur - El Público Lee

Canal Sur - El Público Lee

Lonely Planet 

Lonely Planet 

Ramón Chao. Le Monde Diplomatique. Octubre 2011. 
Nunca logran interesarme los triunfadores; intuyo que todo éxito es sospechoso. Pero habiendo analizado las obras anteriores de Mora y leído “El Imperio eres tú” – recién otorgado el Planeta -, pienso que ninguna desconfianza justificaría pasarlo por alto. Los primeros años  del siglo XIX vieron el derrumbe de las constitucionalistas de España y Portugal. Ambos países regresaron  a sendos regímenes absolutistas ; no obstante, existía una gran diferencia en la actitud de los responsables de los gobiernos ibéricos: con la ayuda de las tropas francesas, España inicia una feroz represión sobre quienquiera hubiese mostrado simpatía por los librepensadores : Lista, Hermosilla, Meléndez Valdés, Moratín, Goya, Olavide, Fernando Sor…y muchos otros. En cambio, don Juan VI de Portugal mostró un talante moderado, conciliador. Después de más de trece años refugiado en Brasil con su familia, el rey ha de volver a Portugal, forzado por la rebelión de Oporto de 1820. Se embarca para Lisboa, no sin antes aleccionar al duque de Braganza: “Hijo, si Brasil decide separarse de Portugal, toma la corona para que no se la apropie un aventurero”. Y pese a que las dificultades se le amontonen, Pedro emite el famoso “Fico” (“Me quedo”). Se apresura en otorgar a la ex colonia una Carta Constitucional, muestra palmaria de su liberalismo. Moro centra su relato en la descripción de uno de los monarcas más sorprendentes y pintorescos; que estuvo siempre del lado de la historia, de la libertad, en una época de monarquías absolutistas. Al modo de Dominique Lapierre, con claridad y buena prosa, escribe una historia novelada como «El sari rojo», que tanto éxito le aportó y reconstruye minuciosamente la vida de Pedro I, pieza indispensable en la independencia de Brasil, proclamada en 1822. La verdad es que Pedro de Braganza consume los primeros años de su reinado en aplastar las rebeliones separatistas de Pernambuco, Maranhão y Paraiba. Luego se entrega a una vida desenfrenada que da materia de lucimiento a Moro: Se evade del palacio por las noches de incógnito para divertirse en los tugurios de Río, en cacerías y solazándose desnudo en la playa de Flamengo. Si bien destaca en la pintura y la escultura, su terreno predilecto son las mujeres. Le sale un primer hijo con la actriz francesa Noémie Thierry, y tras él llegarán por lo menos sesenta críos adulterinos. Casado en 1822 con Leopoldina de Habsbourg, corteja a Domitilia de Castro, a la que instala frente al palacio presidencial, ignorando el escándalo de la corte. Tres años después del fallecimiento de su santa esposa, casa con Amélie de Beauharnais. Semejante fuerza de la naturaleza logró mantener la unidad de un país en el que cabrían diecisiete veces Portugal y España juntos. Mejor aún, dejó a Javier Moro material abubdante para escribir, con un estilo nítido y fluido, un relato histórico novelado que por su calidad se distingue entre los vencedores.

Ramón Chao. Le Monde Diplomatique. Octubre 2011.

Nunca logran interesarme los triunfadores; intuyo que todo éxito es sospechoso. Pero habiendo analizado las obras anteriores de Mora y leído “El Imperio eres tú” – recién otorgado el Planeta -, pienso que ninguna desconfianza justificaría pasarlo por alto.

Los primeros años del siglo XIX vieron el derrumbe de las constitucionalistas de España y Portugal. Ambos países regresaron a sendos regímenes absolutistas ; no obstante, existía una gran diferencia en la actitud de los responsables de los gobiernos ibéricos: con la ayuda de las tropas francesas, España inicia una feroz represión sobre quienquiera hubiese mostrado simpatía por los librepensadores : Lista, Hermosilla, Meléndez Valdés, Moratín, Goya, Olavide, Fernando Sor…y muchos otros.

En cambio, don Juan VI de Portugal mostró un talante moderado, conciliador. Después de más de trece años refugiado en Brasil con su familia, el rey ha de volver a Portugal, forzado por la rebelión de Oporto de 1820. Se embarca para Lisboa, no sin antes aleccionar al duque de Braganza: “Hijo, si Brasil decide separarse de Portugal, toma la corona para que no se la apropie un aventurero”. Y pese a que las dificultades se le amontonen, Pedro emite el famoso “Fico” (“Me quedo”). Se apresura en otorgar a la ex colonia una Carta Constitucional, muestra palmaria de su liberalismo.

Moro centra su relato en la descripción de uno de los monarcas más sorprendentes y pintorescos; que estuvo siempre del lado de la historia, de la libertad, en una época de monarquías absolutistas.

Al modo de Dominique Lapierre, con claridad y buena prosa, escribe una historia novelada como «El sari rojo», que tanto éxito le aportó y reconstruye minuciosamente la vida de Pedro I, pieza indispensable en la independencia de Brasil, proclamada en 1822.

La verdad es que Pedro de Braganza consume los primeros años de su reinado en aplastar las rebeliones separatistas de Pernambuco, Maranhão y Paraiba. Luego se entrega a una vida desenfrenada que da materia de lucimiento a Moro: Se evade del palacio por las noches de incógnito para divertirse en los tugurios de Río, en cacerías y solazándose desnudo en la playa de Flamengo. Si bien destaca en la pintura y la escultura, su terreno predilecto son las mujeres. Le sale un primer hijo con la actriz francesa Noémie Thierry, y tras él llegarán por lo menos sesenta críos adulterinos. Casado en 1822 con Leopoldina de Habsbourg, corteja a Domitilia de Castro, a la que instala frente al palacio presidencial, ignorando el escándalo de la corte. Tres años después del fallecimiento de su santa esposa, casa con Amélie de Beauharnais.

Semejante fuerza de la naturaleza logró mantener la unidad de un país en el que cabrían diecisiete veces Portugal y España juntos. Mejor aún, dejó a Javier Moro material abubdante para escribir, con un estilo nítido y fluido, un relato histórico novelado que por su calidad se distingue entre los vencedores.

ABC: El Comienzo del Mundo
Tanto el ganador como la finalista de los Premios Planeta de este año son dos escritores de género que han mostrado excelencia en sus anteriores narraciones. Javier Moro, por ejemplo, es un avezado autor que se caracteriza por decantarse hacia el ejemplo de lo que es un novelista de best sellers en el ámbito anglosajón: prepara de manera exhaustiva toda la información sobre la época que quiere contar y, aferrado a unos materiales convencionales que domina, arma historias muy sólidas apoyado en la construcción del perfil psicológico de personajes que beben su existencia de la novela del XIX. En esta ocasión, lejos ya de las sombras de Sonia Gandhi y de la majarashi de Kapurtala, Anita Delgado, de la que escribió un bello libro, Pasión india, Javier Moro ha escrito una novela histórica sobre el nacimiento de Brasil bajo la figura de Pedro I y de qué modo lo que comenzó como un repliegue de la nación lusa al otro lado del Atlántico ( Juan VI, padre de Pedro, traslada la Corte a Brasil por miedo a una invasión napoleónica de Portugal) se convirtió en el nacimiento de una nación. Disposición barroca El tema es apasionante; y ya se sabe que la novela de corte histórico que hace estragos hoy busca la fascinación para establecer sus reales, y luego, si acaso, rellena esa fascinación con materiales más o menos caros. Javier Moro se propuso aquí narrar una historia del trópico, al modo en que se entiende en Europa una novela tropical – es decir, pasiones encendidas, paisajes imposibles–, y a su modo lo ha conseguido. Las aventuras de Pedro, traidor confeso de su esposa, Leopoldina de Austria, y INMA CHACÓN Finalista del Premio Planeta 2011 Planeta. Barcelona, 2011 427 páginas, 21 euros amante hasta la decadencia personal de Domitila de Castro ( los perfiles de las mujeres están muy conseguidos), se describen con exaltada disposición barroca pero, en el fondo, con una incidencia en la enseñanza moral. La trama desemboca en la asunción del poder como obligación moral de un monarca con su pueblo. Con Pedro I sucede como con Enrique V en Shakespeare y su repudio de Falstaff: asumir como mandato el buen gobierno siempre ofrece preciados frutos. Lección que Javier Moro, no sé si con intención o no, nos ofrece en tiempos de incertidumbre con probada calidad. Vestidos de época Y si la de Moro se sitúa a comienzos del XIX, la de Inma Chacón, Tiempo de arena, es una novela histórica ambientada a finales del XIX y comienzos del XX, como si ambos autores hubieran querido iluminar nuestro presente recurriendo al pasado inmediato. Chacón se ocupa del movimiento feminista en ciernes y de la inclusión de las mujeres en la masonería. Hay en su libro un paisaje de ascendiente exótico, pues describe los últimos momentos de la posesión española de las Filipinas. La narración guarda similitudes con Tristana o con aquellas novelas del XIX que se inmiscuían en la vida de provincias, pero esa recurrencia de Chacón a nuestra literatura decimonónica es un acierto, pues se revela como el único modo de revivir un pasado con los materiales que le son propios, como si hubiera articulado un maniquí con vestidos de época. El resultado, una novela de corte militante pero donde aquello que se quiere decir no se impone a los personajes.

ABC: El Comienzo del Mundo

Tanto el ganador como la finalista de los Premios Planeta de este año son dos escritores de género que han mostrado excelencia en sus anteriores narraciones. Javier Moro, por ejemplo, es un avezado autor que se caracteriza por decantarse hacia el ejemplo de lo que es un novelista de best sellers en el ámbito anglosajón: prepara de manera exhaustiva toda la información sobre la época que quiere contar y, aferrado a unos materiales convencionales que domina, arma historias muy sólidas apoyado en la construcción del perfil psicológico de personajes que beben su existencia de la novela del XIX.

En esta ocasión, lejos ya de las sombras de Sonia Gandhi y de la majarashi de Kapurtala, Anita Delgado, de la que escribió un bello libro, Pasión india, Javier Moro ha escrito una novela histórica sobre el nacimiento de Brasil bajo la figura de Pedro I y de qué modo lo que comenzó como un repliegue de la nación lusa al otro lado del Atlántico ( Juan VI, padre de Pedro, traslada la Corte a Brasil por miedo a una invasión napoleónica de Portugal) se convirtió en el nacimiento de una nación.

Disposición barroca
El tema es apasionante; y ya se sabe que la novela de corte histórico que hace estragos hoy busca la fascinación para establecer sus reales, y luego, si acaso, rellena esa fascinación con materiales más o menos caros. Javier Moro se propuso aquí narrar una historia del trópico, al modo en que se entiende en Europa una novela tropical – es decir, pasiones encendidas, paisajes imposibles–, y a su modo lo ha conseguido. Las aventuras de Pedro, traidor confeso de su esposa, Leopoldina de Austria, y INMA CHACÓN Finalista del Premio Planeta 2011 Planeta. Barcelona, 2011

427 páginas, 21 euros amante hasta la decadencia personal de Domitila de Castro ( los perfiles de las mujeres están muy conseguidos), se describen con exaltada disposición barroca pero, en el fondo, con una incidencia en la enseñanza moral. La trama desemboca en la asunción del poder como obligación moral de un monarca con su pueblo. Con Pedro I sucede como con Enrique V en Shakespeare y su repudio de Falstaff: asumir como mandato el buen gobierno siempre ofrece preciados frutos. Lección que Javier Moro, no sé si con intención o no, nos ofrece en tiempos de incertidumbre con probada calidad.
Vestidos de época
Y si la de Moro se sitúa a comienzos del XIX, la de Inma Chacón, Tiempo de arena, es una novela histórica ambientada a finales del XIX y comienzos del XX, como si ambos autores hubieran querido iluminar nuestro presente recurriendo al pasado inmediato. Chacón se ocupa del movimiento feminista en ciernes y de la inclusión de las mujeres en la masonería. Hay en su libro un paisaje de ascendiente exótico, pues describe los últimos momentos de la posesión española de las Filipinas. La narración guarda similitudes con Tristana o con aquellas novelas del XIX que se inmiscuían en la vida de provincias, pero esa recurrencia de Chacón a nuestra literatura decimonónica es un acierto, pues se revela como el único modo de revivir un pasado con los materiales que le son propios, como si hubiera articulado un maniquí con vestidos de época. El resultado, una novela de corte militante pero donde aquello que se quiere decir no se impone a los personajes.

DIARIO DE IBIZA: “La aventura brasileña de Moro” El ganador del Premio Planeta 2011 cuajó ayer la presentación de su novela ´El imperio eres tú´ en Ibiza de jugosas anécdotas. El artículo sigue aquí »

DIARIO DE IBIZA: “La aventura brasileña de Moro” El ganador del Premio Planeta 2011 cuajó ayer la presentación de su novela ´El imperio eres tú´ en Ibiza de jugosas anécdotas. El artículo sigue aquí »

La Vanguardia - Suplemento Cultura/s: Cambio de Escenario - Javier Moro devuelve la temática histórica anterior al siglo XX, después de un largo paréntesis, al galardón español mejor dotado

La Vanguardia - Suplemento Cultura/s: Cambio de Escenario - Javier Moro devuelve la temática histórica anterior al siglo XX, después de un largo paréntesis, al galardón español mejor dotado

Agenda Diciembre - Enero

- 1 de Diciembre: Ibiza -> Presentación en la Librería Hipérbole
- 11 de Diciembre: Madrid -> Firma en el Hotel Intercontinental (12 a 13 hrs)
- 13 de Diciembre: Urda -> Presentación en la Biblioteca de Urda
- 14 de Diciembre: Logroño -> Presentación Librería Santos-Ochoa
- 15 de Diciembre: Logroño -> Conferencia aula Periódico de Logroño
- 16 de Diciembre: Valladolid -> Presentación en la Librería Oletum
- 17 de Diciembre: Madrid -> Firma en la fundacion Cofares c/Santa Engracia, 31 Madrid de 12 a 13 hrs.
- 19 de Diciembre: Segovia, -> Asociación de libreros
- 10 de Enero 2012: Oviedo -> Presentación en la librería Cervantes de Oviedo.
- 11 de Enero: Madrid -> Club de lectura Mirasierra (Madrid)